Il y aurait donc, d’un côté « la violence », et d’un autre des personnes, des voitures, des actes, des rues. Des arbres. Des loutres, des trotinettes… « La violence ». En locution fermée. Laviolence. Un mécanisme autonome, un phénomène qui n’est relié à rien, mais affecte l’air du temps produisant des dégradations tant matérielles qu’humaines – pour autant qu’on considère un humain comme une chose statistique, objet d’un docu au 20 heures. On parle de de la violence et il n’y a pas de corrélation entre ceux qui la provoqueraient et ceux qui la manifestent, la déroulent. Pas de lien entre laviolence qui serait le fait de certain·es et les conditions objectives qui la déclenchent. Sans qu’on leur demande rien, les opinions du poivrot au comptoir à 10 heures du matin alcoolisé, et celle du buste télévisuel de « l’expert » sont unanimes : il y a les casseurs et les gentils manifestant·es, et il faut distinguer les deux. Les éléments violents et ceux qui veulent « seulement étud...
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